

Vous possédez un tableau de Véra Pagava ? Abstraction lyrique, géométrie colorée, ses œuvres suscitent un intérêt croissant sur le marché de l’art. Quelle est la cote actuelle de l’artiste ? Estimez gratuitement votre œuvre avec nos experts.
Vous possédez un tableau de Véra Pagava ? Abstraction lyrique, géométrie colorée, ses œuvres suscitent un intérêt croissant sur le marché de l’art. Quelle est la cote actuelle de l’artiste ? Estimez gratuitement votre œuvre avec nos experts.
Née à Tiflis en 1907, Véra Pagava s’installe à Paris en 1923. Élève à l'Académie Ranson, elle côtoie les milieux artistiques d’après-guerre et s'oriente vers une abstraction géométrique poétique, inspirée par la lumière, les paysages et les intérieurs silencieux.
D’abord figurative, sa peinture évolue vers l’abstraction à partir des années 1950. Ses œuvres explorent la structure, les rapports chromatiques et la modulation lumineuse. Elle participe à plusieurs expositions majeures, notamment à la Biennale de Venise en 1978, où son travail est reconnu à l'international.
Artiste discrète mais rigoureuse, elle est aujourd’hui redécouverte, et sa cote connaît une revalorisation progressive, notamment chez les collectionneurs sensibles à l’abstraction lyrique et au minimalisme.
Arrivée à Paris dans les années 1920, Véra Pagava s’inscrit dans le mouvement de l’École de Paris, qui regroupe de nombreux artistes étrangers ayant choisi la capitale pour y développer leur art. Comme beaucoup d’entre eux – notamment ceux venus d’Europe de l’Est ou du Caucase – elle apporte une sensibilité particulière à la couleur et à la lumière. Bien qu’indépendante dans sa démarche, Pagava partage avec les peintres de cette "école sans manifeste" une volonté d’ouverture stylistique : d’abord figurative, son œuvre glisse vers une abstraction lumineuse, poétique et silencieuse. L’École de Paris a ainsi constitué un terreau fertile pour sa liberté formelle, entre tradition européenne et modernité.
La cote de Véra Pagava a connu une nette progression depuis 2020. Ses huiles sur toile sont particulièrement recherchées, en particulier celles des années 1950 à 1970. Les œuvres sur papier (gouaches, techniques mixtes) et estampes restent plus accessibles, mais certaines d’entre elles peuvent réserver de belles surprises aux enchères.
| Catégorie | Estimation basse | Estimation moyenne | Estimation haute |
|---|---|---|---|
| Peinture | 350 euros | 10 000 euros | 62 000 euros |
| Dessin / Aquarelle | 90 euros | 5 000 euros | 13 200 euros |
| Estampe / Multiple | 100 euros | 300 euros | 800 euros |
Bataille (1957) – Huile sur toile/panneau, 95 x 95 cm
Estimation : 15 000 – 20 000 euros
Prix au marteau : 62 000 euros
(Néo Enchères, 26/03/2024)
Compositions abstraites (1966) – Technique mixte/papier, 63,5 x 49 cm
Estimation : 600 – 800 euros
Prix au marteau : 13 200 euros
(Audap & Associés, 27/11/2025)
Nus féminins – Gravure, 23 x 34,5 cm
Estimation : 23 euros
Prix au marteau : 800 euros
(Paris Enchères - Collin du Bocage, 06/05/2021)
Les huiles sur toile ou sur panneau de Véra Pagava atteignent les plus hauts niveaux du marché. Avec une estimation basse autour de 350 euros pour les petits formats peu documentés, elles peuvent dépasser 62 000 euros pour des œuvres majeures, abstraites, de la période des années 1950 à 1970. Les formats importants, la provenance claire et une bonne exposition publique renforcent considérablement leur valeur. Cette typologie constitue le cœur du marché pour l’artiste.
Les aquarelles, très représentatives du travail de Pagava sur la lumière et les transparences, sont de plus en plus recherchées. Les estimations varient de 150 à 10 000 euros, selon le format, la période et la qualité d’exécution. Une aquarelle de grand format, bien conservée, datée des années 1960, peut rivaliser avec certaines huiles sur toile, notamment dans les ventes récentes.
Très présentes sur le marché, les œuvres sur papier réalisées au crayon ou à la mine sont souvent issues de carnets ou d'études. Leur estimation débute autour de 100 euros pour des pièces simples ou de petit format. Toutefois, certaines œuvres figuratives ou liées à des séries connues ont dépassé les 7 000 euros, prouvant que cette typologie peut révéler des surprises, notamment chez les collectionneurs attentifs.
Les gravures (notamment les bois gravés des années 1920) bénéficient d’une cote modeste mais stable. Les estimations s’étendent de 100 à 800 euros. Ces œuvres intéressent à la fois les collectionneurs de Pagava et les amateurs d’art graphique du XXe siècle. Le caractère limité et l’ancienneté de certaines éditions renforcent leur intérêt, notamment pour les premières œuvres.
Les lithographies de Véra Pagava se trouvent principalement dans les éditions tardives (années 1960–70). Elles sont souvent non signées ou tirées en petit nombre. Les estimations vont de 30 à 150 euros, en fonction du format et de la qualité d’impression. Idéales pour une première acquisition, ces pièces restent largement accessibles mais peu valorisées sur le marché secondaire.
Voici les principaux éléments à observer pour identifier une œuvre authentique de l’artiste :
Style pictural : Véra Pagava est connue pour ses compositions abstraites aux formes géométriques simples et silencieuses. Elle abandonne la figuration dans les années 1950 pour explorer la lumière et la structure.
Palette de couleurs : Elle utilise des tons doux, des nuances pastel, souvent avec des effets de transparence. La lumière est un sujet en soi, intégrée dans la composition.
Techniques employées : L’huile sur toile est sa technique principale, notamment pour les grands formats. Elle a aussi produit des aquarelles et dessins au crayon, souvent sur papier.
Signatures : La signature est généralement visible, discrète, dans un coin de l’œuvre : “V. Pagava” ou “Véra Pagava”, parfois accompagnée d’une date. Les œuvres sur papier peuvent ne pas être signées.
Titres des œuvres : La plupart sont sans titre, ce qui est typique de son abstraction non narrative. Cela rend le style visuel encore plus important pour l’identification.
Organisation de l’espace : Les œuvres présentent souvent un équilibre entre forme et vide. L’espace est construit avec précision, évoquant parfois l’architecture ou des paysages mentaux.
Affinités stylistiques : Son travail se rapproche de celui de Geneviève Asse ou d’Aurélie Nemours, mais avec une recherche plus subtile sur la lumière intérieure.
Découvrez les estimations, les prix de vente et la tendance actuelle pour les œuvres de Véra Pagava sur le marché de l'art international.
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